Au centre, Annie Brousseau, directrice générale de la Fondation, accompagnée de membres du Comité de coordination local du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de Trois-Rivières.
31 août 2026

Projet majeur de réaménagement et d’agrandissement de l’hôpital de Trois-Rivières : les candidats interpellés dès le jour 1 

Projet majeur de réaménagement et d’agrandissement de l’hôpital de Trois-Rivières : les candidats interpellés dès le jour 1 

Quelques jours après le déclenchement de la campagne électorale, la Fondation et la communauté médicale interpellent les candidats locaux afin qu’ils s’engagent clairement en faveur du réaménagement et de l’agrandissement de l’aile D du Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières (CHAUR), un dossier qui devrait rapidement s’imposer comme l’un des principaux enjeux de santé de la campagne électorale à Trois-Rivières.

Le dossier ne date pas d’hier : dès 2011, un premier rapport a mis en lumière d’importantes non-conformités à la pharmacie du CHAUR de Trois-Rivières, située dans l’aile D. Des études réalisées par la suite ont démontré l’impossibilité de corriger la situation à même l’espace existant, rendant un agrandissement inévitable. Or, quinze ans plus tard, seul un réaménagement temporaire des lieux a été effectué. 

Quinze ans d’attente qui ont des conséquences bien réelles pour les patients de chez nous 

Les unités d’obstétrique et de santé mentale, également hébergés dans l’aile D du CHAUR, sont aussi confrontés aux limites du bâtiment. En obstétrique, la cohabitation forcée dans des chambres doubles et le manque d’espaces pour les familles nuit à l’intimité des nouvelles mères et accroît les risques d’infection. 

En psychiatrie, l’absence de chambres individuelles complexifie l’établissement d’une relation thérapeutique avec les patients et augmente les risques de refus de soins, tout comme l’absence d’un module sécuritaire, qui a un impact direct sur la qualité des soins et le pronostic des patients. 

À ces enjeux déjà importants s’ajoute une réalité difficile à concevoir en 2026 : ces unités ne sont toujours pas climatisées, alors qu’elles accueillent des patientes, des nouveau-nés et des personnes vulnérables dans des moments particulièrement sensibles. De plus, l’exiguïté et la vétusté de ces espaces nuisent à l’attraction et à la rétention du personnel, faisant craindre d’éventuels bris de services. 

« Le personnel de la santé des unités d’obstétrique et de psychiatrie dénonce depuis plusieurs années les impacts de la désuétude fonctionnelle et technologique de ces deux secteurs. Le Comité de coordination locale (CCL) du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de Trois-Rivières s’est d’ailleurs mobilisé concrètement en faisant un don majeur à la Fondation Santé Trois-Rivières pour le projet de réaménagement et d’agrandissement de l’aile D », témoigne Dre Maral Annaïk Bessette, présidente du CCL. 

Réaménagement temporaire : une réponse partielle à une problématique plus large 

En 2021, le CIUSSS, maintenant Santé Québec Mauricie-et-Centre-du-Québec–Universitaire, a déposé une demande de financement adressée au ministère de la Santé et des Services sociaux pour l’agrandissement et la mise aux normes de la pharmacie, de l’obstétrique et de la psychiatrie. Or, pour le moment, Québec a seulement autorisé une réorganisation temporaire de la pharmacie pour lui permettre d’accueillir un nouveau robot, une intervention temporaire qui répond à un besoin immédiat, mais qui ne permet pas de régler les enjeux permanents de la pharmacie ni ceux vécus en obstétrique et en psychiatrie. 

Les candidats interpellés 

La Fondation Santé Trois-Rivières et le Comité de coordination local (CCL) des médecins demandent maintenant à l’ensemble des candidats de prendre un engagement clair en faveur du projet dans son intégralité et de s’engager à travailler activement à son inscription au Plan québécois des infrastructures s’ils sont élus.

Il s’agit d’ailleurs d’une revendication appuyée par une multitude de représentants de la communauté trifluvienne, dont la Chambre de Commerce et d’Industries de Trois-Rivières, le Cégep de Trois-Rivières, le campus de l’Université de Montréal en Mauricie, Enfant Soleil et la Ville de Trois-Rivières. 

« Notre rôle, à la Fondation, est de nous donner à fond pour la santé des gens de chez nous. Lorsque des installations ne répondent plus aux besoins des patients, des familles et des équipes qui les soignent, nous avons la responsabilité de faire entendre leur réalité. Ce projet dépasse largement les murs de l’aile D : il touche la qualité des soins, la formation de la relève et notre capacité, comme région, à conserver des soins et des services de santé forts et accessibles. », conclut Annie Brousseau, directrice générale de la Fondation.

Sur la photo : Au centre, Annie Brousseau, directrice générale de la Fondation, accompagnée de membres du Comité de coordination local du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de Trois-Rivières.

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